LA
NOTE D'INFO DE ROQUEBRUNE CERAMIQUE
SIGNES
DU ZODIAQUE
Étymologie
Le mot « zodiaque » vient du mot grec zodiakos [kyklos],
« cercle de petits animaux », de zodiaion, diminutif
de zoon : « animal ». Ce nom vient du fait que toutes
les constellations du zodiaque (sauf la Balance, anciennement
partie du Scorpion) figurent des créatures vivantes;
Le
zodiaque a été divisé au Ve siècle
av. J.-C. en douze parties égales (une pour chaque mois
de l'année) portant le même nom que la constellation
se trouvant "derrière" (certains affirment que
les constellations ont donné leur nom aux signes :
-
le
Bélier, premier signe du Zodiaque, est le secteur où
le Soleil entre à l'équinoxe de printemps, le
21 mars, qui était la période de la nouvelle
année dans les calendriers antiques ;
-
le
Taureau ;
-
les
Gémeaux ;
-
le
Cancer est le secteur où le Soleil entre au solstice
d'été, le 21 juin, date à laquelle il
culmine au zénith du tropique du Cancer ;
-
le
Lion ;
-
la
Vierge ;
-
la
Balance accueille le Soleil à partir de l'équinoxe
d'automne, le 21 septembre ;
-
le
Scorpion ;
-
le
Sagittaire ;
-
le
Capricorne est le secteur où le Soleil entre au solstice
d'hiver, le 21 décembre, date à laquelle il
culmine au zénith du tropique du Capricorne ;
-
le
Verseau ;
-
les
Poissons, qui achèvent le cycle.
Ces signes sont des secteurs réguliers de 30°, conventionnellement
décomptés à partir du point vernal. Ils n'ont
dès l'origine qu'un rapport lointain avec les constellations
du même nom, dont les limites et positions sont irrégulières.
De plus, ce rapport s'est constamment distendu au fil du temps,
du fait de la précession des équinoxes. Les signes
du zodiaque dit tropique/tropical (du grec "tropikos",
qui tourne) ne doivent donc pas être confondus avec les
constellations du même nom, qui appartiennent au zodiaque
dit sidéral.
Pendant
plus de deux millénaires, les astronomes (et les astrologues)
ont repéré le mouvement des corps célestes
non pas en degrés depuis le point vernal comme de nos jours,
mais en degrés depuis le signe courant. Ces deux méthodes
sont équivalentes : une position planétaire à
17° du Lion (le cinquième signe) est à 4 ×
30 + 17 = 137° du point vernal. Cette notation a été
abandonnée par les astronomes à la seconde moitié
du XIXe siècle.
Influence
de la symbolique zodiacale [modifier]
Cette symbolique a été fréquemment et largement
utilisée depuis l'époque gréco-romaine jusqu'à
nos jours. Dans
certaines représentations de la France romane, on voit
le Christ éclairant de son auréole, tel un soleil,
entouré de douze animaux représentant ses apôtres.
Il
y a aussi l'association traditionnelle des quatre évangélistes
aux quatre signes fixes : Luc et le Taureau, Marc et le Lion,
Jean et le Scorpion (représenté sous la forme transfigurée
de l'aigle) et Matthieu et le Verseau (sous la forme de l'ange).
Selon J. Halbronn, le zodiaque a subi diverses corruptions et
les attributions des dieux-planètes aux signes ne correspondent
pas. Ainsi, les gémeaux évoquaient au départ
un couple (dans les almanachs, et les livres d'heures le mois
de mai représente un couple, voir les Très Riches
Heures du Duc de Berry) ce qui correspond à Vénus
et non à Mercure comme on peut le lire dans la Tétrabible
de Ptolémée (IIe siècle de notre èr,Cette
symbolique est sans doute issue d'une tradition plus ancienne
symbolisant les quatre saisons, d'après la concordance
entre ces différentes saisons et la position du soleil
dans ces différentes constellations :
le
taureau pour le printemps (symbole de fertilité)
le lion pour l'été (symbole de la puissance, due
à la chaleur écrasante)
le scorpion pour l'automne (symbole de la mort qui arrive, l'empoisonneur)
le verseau pour l'hiver (saison des pluies).
Notons que les quatre étoiles fixes dites royales correspondent
à une telle distribution: Aldébaran dans la constellation
du Taureau, Régulus dans celle du Lion, Antarés
dans celle du Scorpion et enfin Fomalhaut dans celle du Poisson
Austral, à proximité de la constellation du Verseau.
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