HLA
NOTE D'INFO DE ROQUEBRUNE CERAMIQUE :
Peinture
romaine
On assiste vraisemblablement à une évolution progressive
vers la technique romaine de la fresque. Déjà, au Ve siècle
avant J.C., les peintures grecques découvertes à Paestum,
au sud de Naples (tombe et peinture dite « du plongeur »,
découverte en 1968) attestent d’une telle technique. Cette
évolution conduit tout naturellement à la technique extrêmement
maîtrisée de la fresque romaine, telle que nous la trouvons
à Pompéi, avec l’évolution stylistique bien
connue (1er au 4e style) accompagnée d’une évolution
parallèle – mineure - des techniques .
Cependant
la technique de base reste la même . Elle sera, pour longtemps,
la référence en matière de peinture murale : c’est
la peinture à fresque (a fresco),
exécutée sur enduit de chaux frais. C’est effectivement
une référence, puisqu’elle est décrite dans
des ouvrages célèbres dès l’Antiquité,
à savoir les traités techniques de Pline et de Vitruve
que l’on retrouvera réédités ou repris dans
d’autres textes à la Renaissance (C. Cenini) Ces traités
contiennent la description précise de la technique de la peinture
à fresque, qui y est toujours présentée comme le
principe de base, quelles qu’en soient les variantes. Diverses
théories ont été émises, notamment au 19e
siècle, après la découverte des peintures de Pompéi,
dont la qualité technique, indépendamment de l’évidente
qualité artistique, était – et est toujours –
des plus impressionnantes, par la perfection, la dureté, la profondeur
obtenues pour ces enduits peints.
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